« Atavisme familial ! », diront certains. Peut être. Qu’importe…
Je suis fière de ma famille, de toute ma famille.
Déjà les « pestacles » avec mes copains m’enchantaient dans le Bergerac de mon enfance et j’ai choisi, comme une évidence, de fréquenter l’atelier théâtre de mon collège dès 12 ans.
Logiquement, au lycée Montesquieu de Bordeaux, j’ai poursuivi par une classe option cinéma, puis théâtre, tout en suivant les cours de Gérard DAVID au conservatoire de Mérignac.
Mon conservatoire achevé, mon bac en poche et surtout dotée d’un goût déjà bien affirmé pour la culture théâtrale et cinématographique, j'intégrai un cours privé parisien, le SUDDEN THEATRE, dirigé par Raymond ACQUAVIVA.
Ce qui était, jusque là, une intuition devenait alors une réalité, souvent dans les larmes et la douleur, mais toujours dans l’allégresse.
« Jouer » c’est se mettre en danger, et ces trois années passées au SUDDEN THEATRE étaient pour moi l’occasion de trouver des réponses à mes questionnements tout en se remettant sans cesse en question, ce qui est le propre de notre travail d’acteur.
Mon quotidien se nourrissait d’une richesse incroyable.
Découvrir les auteurs de notre littérature fertile, tout en apprenant des techniques aussi variées que la commedia del arte, la comédie musicale, l’écriture, le chant, la danse… Côtoyer des individus qui m’ont marquée tels que Stéphanie TESSON (auteur-metteur en scène et comédienne), Didier LONG et Raymond ACQUAVIVA (metteurs en scène)… ou tout simplement arpenter le bouillon de culture des théâtres parisiens…
Je travaillais le jour pour payer mes cours du soir… mais dans la passion, dormir devenait accessoire…
J’avais déjà une vie formidable !
L’épreuve des castings est un passage obligé et périlleux pour tous les jeunes acteurs.
Aussi, quelle ne fut pas ma joie d’être rapidement engagée dans une aventure télévisuelle d’un genre nouveau, « Plus belle la vie », le jour de mon audition de fin d’année aux ATELIERS DU SUDDEN.
Ce qui apparaît aujourd’hui comme le succès TV français le plus étonnant de cette dernière décennie était, croyez moi, à l’époque, une véritable aventure !
Un format nouveau, une méthode de travail relevant du stakhanovisme, un horaire ambitieux, un thème original, une équipe de comédiens expatriés… Tout cela relevait bien d’un pari.
On l’oublie aujourd’hui, mais sans l’abnégation et le soutien de France télévision, nous n’aurions sans doute pas passé les premiers mois qui étaient loin du succès populaire rencontré aujourd’hui.
Même si dans notre pays, contrairement aux USA par exemple, la série télévisée est, à mes yeux, trop peu considérée, je suis particulièrement fière d’avoir participé à cette entreprise collective, et ce dans une ambiance chaleureuse et dans un esprit pionnier.
Aujourd’hui, il n’est plus utile de présenter « Plus belle la vie », mais on peut d’ores et déjà affirmer que cette série à pris plein pied dans le PAF.
En tant que comédienne, j’essaie simultanément de continuer à parfaire mon art et c’est ainsi que je fais partie de la troupe du Théâtre Nono et continue à prendre des cours de musique et de chant.
Mais les journées sont souvent trop courtes pour la maman de la petite « Liberté »…

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